Economies d'eau |
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Economies d'eau : faire des économies d'eau devient un impératif...Le prix de l'eau est en constante augmentation et il n'y a aucune raison que cela change. En France, le mètre cube d'eau (1000L) vaut en moyenne 3 € et une eau chaude à 65°C vaut le triple. L'intérêt d'économiser l'eau est évident. Une fois de plus, le geste écologique rejoint le geste économique. Chaque français consomme en moyenne 110 litres d'eau par jour, soit 40 mètres cube d'eau par an. Il utilise 30 à 80 litres pour la douche ou 150 à 200 litres pour un bain, 25 à 40 litres pour le lave-vaisselle, 70 à 120 litres pour le lave-linge, 10 litres par chasse d'eau et 200 litres pour laver sa voiture. Il est possible d'économiser jusqu'à 30% de sa consommation quotidienne, si l'on respecte deux règles simples : réduire le gaspillage (réparer les fuites, arroser son jardin le soir, profiter des pluies, ne pas arroser la pelouse pendant les grandes chaleurs) et limiter la consommation en s'équipant d'appareils économes. Récupérer l'eau de pluie qui tombe sur nos toits est un geste écologique pour préserver les nappes phréatiques mais aussi un geste rapidement rentable qui permet de plus de ne pas être tributaire des coupures ou des restrictions d'eau. L'eau de pluie est gratuite, de bonne qualité (eau douce sans calcaire) et nous avons le droit de la récupérer. En France, la pluviométrie moyenne est de 900 mm d'eau par an soit 900 litres/m² sur lesquels on peut espérer en récupérer 50%. Un toit de 100 m² permet donc de récupérer 45m3 d'eau par an soit une économie directe de 135 € par an pour un prix moyen de 3€/m3. |
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Les pluies acides sont liées à la pollution de l'air. L'eau de pluie météorite est naturellement acide, avec un pH autour de 5 - 5,6, car elle absorbe le dioxyde de carbone(CO2) qui est naturellement présent dans l'air. Cette acidité contribue à dissoudre les minéraux à la surface du globe et favorise l'érosion qui façonne le monde que nous connaissons. Au XXe siècle, l'acidité a été renforcée sous l'effet de l'augmentation des rejets polluants tels que le dioxyde de soufre (SO2) et l'oxyde d'azote (NOx) principalement issus du traitement ou de la combustion d'énergies fossiles. Lorsqu'elle est sous forme de vapeur d'eau (nuage), l'eau de pluie réagit avec ces polluants. Elle se charge d'acide sulfurique (H2SO4), de nitrate d'ammonium (NH4NO3) et d'acide nitrique (HNO3). L'augmentation de l'acidité est nocive pour notre santé et affecte notre environnement eau, sol, matériaux et végétaux. L'eau potable doit être conforme au décret no 89-3 du 3 janvier 1989. A l'état naturel, l'eau de pluie n'est pas potable à cause de la présence éventuelle de bactéries liées à des souillures du toit par des déjections animales ou au stockage dans des citernes dans l'attente de réutilisation ou à la polution atmosphérique. Mais un simple traitement antibactérien suffit à la rendre potable. On peut la chauffer (pour tuer les bactéries) et la filtrer (pour éliminer les cellules mortes) ou utiliser un osmoseur (filtration à 0,0001µm par osmose inversé) ou utiliser un système de traitement par ultra violets. Rammené au prix de l'eau potable que l'on achète dans le commerce, l'investissement dans un osmoseur peut s'avérer rentable mais n'est pas prioritaire car seulement 7% de notre consommation totale d'eau est réservé à la boisson et à la préparation des aliments. L'eau de pluie, étant dépourvue des sels minéraux indispensables à la santé, une consommation exclusive pourrait entraîner des carences dans le métabolisme de l'organisme et certains osmoseurs proposent une reminéralisation en fin de cycle.
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